lunes, 7 de septiembre de 2015

RESEÑA DE PÁJAROS SIN ALAS ESCRITA POR RODOLPHE STEMBERT EN SU BLOG "CRITIQUES-RESEÑAS-DIVERS"

Pájaros sin alas [Oiseaux sans ailes] est un roman qui accroche le lecteur dès l’incipit, «tuer quelqu’un, c’est aussi simple que de pousser sur un bouton, mais il faut savoir quand et comment pousser sur ce bouton» sans le lâcher jusqu’au dénouement inattendu.
L’accumulation de rebondissements ne rend pas facile la tâche de résumer l’histoire. En quelques mots, Pájaros sin alas narre l’histoire, à la première personne, de Mikel Goikoetxea, un ex-ertzaina qui a été écarté du service à la suite d’une fausse accusation de pédérastie et qui s’est reconverti en détective privé. Bien que l’auteur ne lui ait épargné aucun poncif relatif à la profession, Goiko n’en est pas moins un personnage original, obstiné, râleur, aux répliques sarcastiques. Il est contacté par un notaire qui ne croit pas à la mort accidentelle de sa femme. Le dossier a été classé «sans suite» et tout l’entourage de Goiko- enfin ceux qui lui sont resté fidèles malgré l’image de pédéraste qu’il traîne derrière lui - lui conseille de laisser tomber cette affaire. Mais Goiko est têtu et, surtout, il a besoin d’argent et le notaire paye bien.
Ses premières investigations l’entraînent dans le milieu d’une communauté bolivienne de sans papiers protégés par une congrégation religieuse. Goiko ne se doute pas qu’il est en train d’ouvrir la boîte de Pandore. Dès ses premiers pas dans l’enquête, les évènements s’enchaînent: fuite de Boliviens vers leur pays, disparitions d’enfants, disparitions de dossiers du commissariat, assassinat d’un des prêtres de l’association, morts accidentelles ou attribuées à l’ETA de personnes approchées par Goiko. Le notaire lui-même décharge Goiko de l’enquête, ce qui ne va pas empêcher ce dernier de persévérer avec opiniatreté, convaincu de plus en plus qu’on exerce des pressions sur lui et sur son entourage, surtout sur le dernier bastion de ses amis pour qu’ils l’incitent à abandonner. Goiko est persuadé que ces pressions viennent de très haut, que toutes ces morts ne sont ni accidentelles ni l’œuvre de l’ETA et, partant, que la femme du notaire a bel et bien été assassinée pour avoir découvert des choses qu’elle n’aurait pas dû voir.
Plus son enquête avance, plus les événements se précipitent. Il est accusé du meurtre de son ex-femme et emprisonné pour ce prétendu crime. Il sera libéré faute de preuves. Ensuite il échappe à une tentative d’assassinat mystérieusement déjouée, comme s’il bénéficiait d’une protection occulte. Il est mis à l’abri dans un hôpital avant de reprendre ses investigations avec encore un peu plus de détermination. Ces dernières investigations vont l’emmener au comble de l’horreur.
Parallèlement à l’histoire de Goiko, le narrateur conte, à la deuxième personne celle d’un ancien agent de la Securitate roumaine reconverti en tueur à gages professionnel, solitaire, efficace et discipliné quel que soit le commanditaire. «Tu as toujours été et tu l’es encore un véritable professionnel. A cette époque tu étais au service d’une dictature communiste comme tu aurais pu travailler pour un gouvernement fasciste ou d’une quelconque couleur politique. Que tes patrons soient rouges, noirs ou blancs t’est totalement indifférent du moment que les billets avec lesquels on te paie soient verts».
Ce sicaire, dont on ne connaît pas le nom –s’il s’appelle maintenant Vladimir, c’est un mensonge «Tu ne te prénomme même pas Vladimir bien que tu te sois habitué à porter ce nom»– est un personnage ambigu, comme le sont d’ailleurs les autres protagonistes du roman : le juge homosexuel Bourget Morán qui est persuadé de la culpabilité de Goiko, le gitan compagnon de cellule de Goiko lors de son séjour à la prison, Natalia l’ex-épouse, même le vieux notaire Arturo Apodaka, pourtant le meilleur ami du détective et aussi Sara, la prostituée en qui Goiko avait placé toute sa confiance, …
Le roman est construit comme une partie de poker menteur du point de vue de Goiko, de jeu d’échecs du point de vue de ce Vladimir.
(http://critiques-resenas-divers.skynetblogs.be/index-7.html)



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